Action L214 : on ne fait pas de poulet sans casser des oiseaux

Samedi 23 septembre 2017, l’association L214 qui défend les droits des animaux appelle à manifester dans toute la France pour dénoncer les 35 jours de souffrance qu’on impose aux poulets destinés à la consommation. Ils sont abattus à la chaîne, tels de vulgaires objets que l’on casse selon nos désirs alimentaires. 

 

Cette action se veut nationale et donc coordonnée, pour donner plus de poids à la cause, et mieux sensibiliser les consommateurs de poulets victimes de leur ignorance, en tout cas, ceux qui se soucient de la portée éthique de leurs gestes.

 

Plus généralement, c’est dans ce souci éthique que s’inscrit cet événement, combat par définition cher à l’association L214, particulièrement concernant le sort que réserve notre société carniste (qui mange de la viande) aux animaux, êtres vivants pourtant “doués de sensibilité” comme l’a finalement reconnu la législation assez tardivement en France. Et ce, même si la dénomination juridique réservée aux bêtes reste discutable.

 

Quand le serpent se mord la queue… Entre illusion et paradoxe(s)

 

En effet :

 

Extrait de la

« Art. 515-14. – Les animaux sont des ÊTRES VIVANTS doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont SOUMIS au régime des BIENS. »

 

L’ambivalence du jugement, et par conséquent l’incohérence, est flagrante dans cet article. La deuxième partie de la “sentence” prononcée envers ceux supposés vivre, ressentir, et donc aussi souffrir, précise ainsi que la loi considère malgré tout les animaux comme de vulgaires objets : objets d’échange, de vente, d’achat, d’abattage, de consommation et à terme d’alimentation.

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Un appel à la réflexion

 

  • Suite à la ribambelle de vidéos et reportages chocs de l’association L214, comment peut-on encore gober que la consommation d’aliments d’origine animale se fasse dans un contexte sain ? dans des rituels respectueux ? Qu’il s’agisse de production industrielle ou d’agriculteurs isolés, est-il facultatif de penser davantage au sort que l’on réserve à l’animal élevé puis froidement abattu ?
  • Face à la dénonciation groupée d’un ensemble désormais assez conséquent d’associations de protection animale, comment peut-on accepter de continuer de nourrir ce capitalisme vorace qui repose sur des montagnes de cadavres ? sur des mutilations ? sur du sang versé inutilement, quand tant d’alternatives végétales existent ?
  • Ne faut-il pas oublier que la conviction qu’il s’agit d’un système alimentaire médiocre n’est pas réduite à la condition animale ? écologie, économie, enjeu sociétal : autant de raisons de repenser notre mode de vie.

 

> Protège l’animal est ouvert au débat dans la section “commentaires”, n’hésitez pas à vous exprimer <

 

Rendez-vous samedi 23 septembre, pour les curieux comme les convaincus !

Liens utiles :

 

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